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Jean Puy, réhabilité à Montbéliard

Jean Puy, réhabilité à Montbéliard
Jean Puy, Le hamac à Saint Alban, 1904, Huile sur toile, 73 x 93 cm, Collection particulière (© Tous droits réservés / ADAGP-Paris, 2016).

En lui consacrant l'exposition rétrospective « Jean Puy (1876-1960), plénitude d'un fauve », le musée du château des ducs de Wurtemberg à Montbéliard nous invite à redécouvrir un peintre majeur du début du XXe siècle, injustement oublié aujourd’hui.

 Connaissance des Arts


L’invitation de la présidente

Cher Amis,

« Plénitude d’un Fauve. Jean Puy, 1876-1960 ». Sous ce titre, le musée du château des ducs de Wurtemberg à Montbéliard donne à voir, jusqu’au 18 septembre 2016, une des plus importantes rétrospectives de l’œuvre du peintre depuis une trentaine d’années.

Après les expositions du musée Joseph Déchelette de Roanne (1988-1989), du musée Marmottan-Monet à Paris (2004-2005), du musée Paul Dini à Villefranche-sur-Saône (2007), « Plénitude d’un fauve » retrace de manière très complète, à travers 114 œuvres, le parcours artistique de Jean Puy.

Cinq périodes, mises en scène avec brio et intelligence par Aurélie Voltz, directrice des musées de Montbéliard, et son équipe offrent au visiteur une lecture originale de l’évolution du peintre[1].

. Les débuts néo-impressionnistes (1900-1902) sont influencés par les divisionnistes. C’est aussi la rencontre avec Matisse, Marquet, Derain, Manguin.

. Les années Fauves (1902-1907) : le groupe réuni autour de Matisse se fait connaître au salon d’automne de 1905 où il gagne le nom de « Fauve ».

. L’harmonie dans l’équation poétique (1908-1915) : après sa découverte de la Bretagne, Jean Puy passe ses étés à Belle-Ile, Bénodet ou Concarneau. 

. Après-guerre, un vent nouveau (1919-1929) : après le choc de la guerre, le peintre se fait illustrateur, caricaturiste, céramiste, à l’instigation de son marchand Ambroise Vollard. Il compose beaucoup de nus et de scènes d’intérieur.

. L’atelier introspectif et le retour à Roanne (1939-1960). Réfugié à Roanne, au début de la Seconde Guerre mondiale, Jean Puy y demeure jusqu’à la fin de sa vie. De son atelier, il fait la scène d’un monde intérieur habité de masques antiques, de sculptures, de draperies et de poupées.

Chacune de ces périodes est représentée par des toiles de grande qualité, dont certaines, rares, n’avaient jamais été montrées en exposition.

Pour tous les amateurs de Jean Puy, le voyage à Montbéliard est donc une nécessité.

Je vous promets que ce sera aussi un moment de bonheur.

Sylvie Buisson, présidente des Amis

[1] Leurs titres, repris ci-dessous, sont ceux choisis par la direction du musée.
 
 
 

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